jeudi 18 août 2016

Uluru - Coober Pedy - Clare Valley

16 - 17 août

Ce matin on essaie de partir tôt, une sacrée route nous attend pour rejoindre Adelaide...

Direction l'est pour rejoindre la Stuart Highway puis plein sud. Cette portion de route est encore moins fréquentée que celle du Nord. Les voitures se font rares et la végétation se fait de plus en plus rase ... On entre dans l'outback, le désert, le vrai (même Timothee est d'accord cette fois ci).

Beaucoup de panneaux indiquent un danger lié a la présence d'animaux (kangourous ou bétail ). On se dit qu'on les verrait de loin vue la végétation aux abords des routes mais ça doit malgré tout arriver souvent car ce ne sont pas les cadavres de kangourous morts qui manquent sur le bas côtes ...
Nous on se limitera au choc d'un oiseau qui viendra se jeter sous nos roues et qu'on découvrira encastré dans le radiateur à la station service suivante. On fera aussi de belles frayeurs aux énormes lézards qui ont la drôle d'idée de rester sur la route et qui se retrouvent à passer entre nos roues !


On roule bien et on arrive à Coober Pedy en fin d'après midi. On est vraiment au milieu de rien. Pas étonnant que tout un tas de réalisateurs viennent utiliser ce décor  naturel pour des films de fin du monde ! Ici à Coober Pedy c'est la capitale mondiale de l'opale. Ce n'est pas de l'or mais ça a suffit pour que la fièvre s'empare de ce bout de terre. Les hommes se sont mis à creuser il y a un siècle et depuis ça n'arrête pas. Du coup le sol est un vrai gruyère et des tas de déblais plus ou moins haut issus des mines fleurissent à perte de vue dans le désert environnant. La ville en elle même est particulièrement laide et ressemble à une casse géante ! Il y fait tellement chaud l'été et il y a tellement de mouches que bcp d'habitants préfèrent vivre sous terre dans des maisons troglodytes ! On arrive assez tôt pour aller visiter une ancienne mine d'opale transformée en musée qui explique le travail et la vie sous terre . Ça plait bcp aux enfants !


Le lendemain on reprend la route au milieu de cet immense désert et on espère qu'on n'aura pas de problème, la prochaine ville et station service (Glendambo, 40 habitants) étant située à plus de 200km au sud ! Seuls quelques téléphones d'urgence sont disponibles tous les 50 à 100km (il n'y a pas de réseau téléphonique accessible sur la route bien sûr)...
On comprend que le gouvernement britannique ait installé son centre d'essais nucléaires dans le coin ...
Petit à petit la végétation reprend malgré tout vie ... Et on arrive à Port Augusta, première petite ville sur la côte sud. Ça fait plaisir de revoir la mer, même si c'est tout au fond d'un estuaire.
On se fait un délicieux fish and ships sur la jetée depuis laquelle on aperçoit un dauphin s'amuser dans les vagues.



À partir de là, la végétation change complètement et on roule au milieu d'une immense plaine toute verte où les moutons broutent paisiblement. Les champs sont immenses et les tracteurs que l'on aperçoit perdus au milieu ressemblent à de petits jouets d'enfant !

Un peu avant Adélaïde on bifurque légèrement vers l'est et on tombe dans la Clare Valley, une vallée qui produit une grande quantité du vin australien. La route plantée de grands eucalyptus serpente au milieu d'un paysage vert et vallonné. La petite ville de Clare où nous nous arrêtons est un vrai havre de paix où il fait bon vivre (même si les nuits y sont très fraîches) après ces journées de désert inhospitalier !






Kings Canyon - Uluru

14 et 15 août

Après la pluie de cette nuit le temps reste gris ce matin... On traine en espérant que le ciel s'ouvre pour notre randonnée à Kings Canyon.

Enfin une vrai rando ! Ca fait plaisir de se dégourdir les jambes au grand air. Le canyon est très beau. Il aurait juste mérité plus de soleil pour profiter pleinement du contraste des couleurs entre la pierre rouge et la végétation qui s'étale au fond de la gorge...
Au final on mettra à peine 2h30 au lieu des 3-4h annoncées et on n'aura vraiment pas souffert de la chaleur contrairement à tout ce qu'indique les panneaux aux alentours.







On pique nique en redescendant et on reprend la voiture pour finir d'arriver à Uluru avant ce soir.

Avant de venir en Australie on n'imagine pas les distances entre les sites qui sont annoncés par les guides comme s'enchaînant d'un jour à l'autre... Ça implique finalement toujours pas mal de route. Heureusement que les conditions de circulation sont bonnes ! Après 3h de trajet on arrive juste pour le soleil couchant sur le rocher.

À Uluru on pratique le tourisme à grande échelle : tous les touristes sont parqués dans le même endroit qui propose des hébergements pour tous les budgets du camping au 5 étoiles (on peut aussi arriver directement en avion à Uluru, du coup ça draine une autre population de touristes que celles des campeurs routards...) et on vous indique l'heure du coucher du soleil et le meilleur point de vue pour les photos sur le plan du parc en arrivant (il est interdit de toute façons de s'arrêter sur le bord de la route où bon vous semble ...) !

Il y a beau y avoir foule au sunset point of view la magie du lieu opère quand même ...
On regrette la présence des nuages qui raccourcissent un peu le spectacle du côté du rocher mais ils nous offrent des couleurs magnifiques du côté du soleil couchant.



On traine pas pour se mettre au lit ce soir car demain on se lève aux aurores pour aller voir le lever du soleil sur les Monts Olga, une autre curiosité géologique du parc d'Uluru. Et puis on est mieux sous la couette : ici ça caille dès que le soleil est couché  !

On décolle à 6h du camping  avec les enfants qui dorment à l'arrière du van pour aller jusqu'au point de vue. On est un peu moins nombreux que la veille au couchant mais la foule est bien là malgré tout ... Les fleurs du désert embaument l'air frais du matin. Le spectacle est encore très beau.

On se pose ensuite sur une aire du parc pour un bon petit déjeuner (ça a du bon de trimballer sa maison) avant d'aller attaquer la randonnée de la Vallée des Vents au milieu des Monts Olga. Elle porte bien son nom cette vallée : le vent y souffle fort !

Aujourd'hui le ciel est complètement dégagé et le rocher rouge se détache sur le bleu du ciel. A l'abri des rochers, le vent se calme et c'est le vert qui explose.





La boucle de 4h est bouclée en 2h et on prend la direction du rocher d'Uluru pour voir à quoi ressemble  ce gros caillou de plus près.
On pique nique à côté du centre d'information culturel du rocher. On y apprend pas mal de choses sur la vie  des aborigènes et les légendes qui entourent le rocher (ils en ont une pour expliquer chaque infractuosité).
On y trouve aussi de l'art aborigène à (re)vendre. On a un peu du mal avec la salle où des artistes (de vieilles femmes aborigènes, la plupart obèses ou grabataires) travaillent, encadrées par de bienveillants australiens blancs ...



Le rocher qui de loin paraît tout lisse présente en fait tout un tas d'aspérités et de grottes creusées par l'eau, le sable et le vent, autant d'abri pour les aborigènes dans ce désert aride.




Ce soir au couchant on le regarde un peu différemment  mais il reste toujours aussi envoûtant...



lundi 15 août 2016

Western Mac Donnell Ranges - Kings Canyon

12 -13 août

Le trou d'eau à côté de notre campement aux Mac Donnell Ranges est glacé ! On n'est pas prêts de s'y baigner !


Avant de reprendre la route vers le sud on visite un autre site du coin : il appartient à un clan aborigène et  l'accès y est payant. C'est un joli défilé rocheux où poussent de vieux eucalyptus mais c'est un peu de la balade "en tongs" et en moins d'une demi heure on en a fait le tour ... On a un peu l'impression  d'avoir payé la dîme aux populations locales ...


On profite du coup des infrastructures pour se faire un pique nique de luxe !


En descendant plus au sud on pénètre dans le Red Centre : la terre y est encore plus rouge. Mais pour nous ce serait presque le Green centre : il a plu dernièrement et sur le désert rouge s'étalent de grandes étendues d'herbe vert tendre voire de fleurs jaunes ou blanches ! C'est très beau. Et ça sent le pollen à plein nez (Joel l'allergique adore !).


 Mais Timothee est un peu dépité : il s'attendait à un grand désert de sable "vraiment désert" (on croise bcp trop de monde pour lui ici !).

On s'arrête en route à Erldunda pour passer la nuit avant de bifurquer vers les grands sites plus à l'ouest. L'eau de la piscine du camping est maintenant trop froide pour Aude et seuls les garçons y prennent un bain  éclair !

Au camping ils ont deux enclos avec des émeus et des kangourous (enfin!). C'est l'occasion de découvrir de plus près ces animaux qu'on a du mal à apercevoir de jour. Les kangourous sont vraiment étonnant avec leurs mimiques presque humaines !


Nos voisins sont de jeunes australiens Andrew et Damian qui traversent aussi le territoire jusqu'à Melbourne. Ils nous invitent à partager un rhum après le repas. C'est sympa d'échanger avec eux sur leur pays. Ça nous change des habituels retraités australiens qui vont passer l'hiver au soleil (les  "greys nomads" comme les appelle Damian).


Le lendemain on reprend la route vers l'ouest sous les nuages. Ça fait tout drôle de ne plus voir le soleil... On s'arrête en route pour pique niquer au bord d'un trou d'eau après une petite balade "poussette" et avant de finir d'arriver au camping on va repérer la balade du lendemain  à Kings Canyon. Ils annoncent 3 à 4 heures de marche avec un début difficile mais après ce qu'on a vu ces derniers jours on s'attend à plier ça plus rapidement...

 


En arrivant à la réception du camping, un dingo traverse devant nous avec un beau morceau de viande dans la gueule, il va falloir faire attention aux poubelles ici aussi !

Ce soir personne ne se risque à la piscine : trop froide !
On tente le coucher de soleil sur les montagnes depuis la "sunset view plateform" mais le soleil n'est pas au rendez vous ... Dommage !

Après un Chili bien épicé  du chef Joel qui nous réchauffe on va écouter le chanteur de country au bar.

Cette nuit, un comble pour le désert, on a même droit à la pluie qui nous réveille en tombant sur le van !

Katherine - Tenant Creek - Alice Springs - Western Mac Donnell Ranges

9-10-11 août 

A Katherine on fait une pause plus longue que d'habitude : on reste 2 nuits au camping pour pouvoir aller passer une après-midi en canoë dans les gorges de la Katherine River.

On s'équipe avec tous nos copains de canoë de gilet et pagaies à l'embarcadère mais on ne peut pas prendre les canoës dans la première gorge car il y a des "salties" (croco dangereux)... Alors on nous emmène tous en bateau jusqu'à la seconde gorge où il n'y a que des "freshies" (crocos gentils).
Ça fait un peu colo mais on en profite pour observer les salties qui se dorent la pilule et on espère qu'ils ne franchiront par la barrière de la seconde gorge ...
On passe un moment sympa entre canoë, pique nique et baignade mais, au risque de paraître chauvin, on trouve que finalement, mis à part les crocos, les gorges du Verdon n'ont pas grand chose à envier aux gorges de Katherine...



Le lendemain on  reprend la route vers le sud. Après une petite heure de trajet, on s'arrête aux sources d'eaux chaudes de Mataranka. C'est complètement surréaliste de trouver ici au milieu de nulle part une espèce d'oasis où coule une courant d'eau chaude thermale d'une couleur surnaturelle !


Une heure de route encore plus au sud on arrive au pub historique de Daly Waters (45 habitants !) où on déjeune d'un énorme burger. On a raté le concert du soir mais la route est encore longue avant Tenant Creek notre prochaine étape pour la nuit...



La circulation diminue drastiquement et on ne croise pratiquement plus que de gros 4x4 avec d'énormes caravanes ou des road trains, ces énormes camions avec 3 ou 4 remorques attelées. Les vans semblables au nôtre se font rares ...


On croise aussi, mais bcp plus rarement, un cycliste (un fou sans doute) ou un bonhomme à pied (aborigène, illuminé complet ou sportif de l'extrême avec sa carriole).
Tout le long de la route la campagne est hérissée de petites termitières que les  locaux ont pris la drôle d'habitude d'habiller comme on le ferait de bonhomme de neige. Ça surprend au début et puis on n'y fait plus attention.

Passé Tenant Creek la végétation change et devient bcp plus rase et la terre devient encore plus rouge. Nos pauses se limitent principalement au plein d'essence dans des stations au milieu de nulle part. Mais on s'arrête aussi dans d'autres endroits étranges : un ensemble de rochers tout ronds qui semblent tombés droit du ciel en rase campagne, Devil Marbles, où est installée une borne wifi alors qu'aucun réseau téléphonique n'est accessible ; une ferme de mangues qui en fait même du vin mais où on se contente d'un délicieux sorbet pour le dessert du pique nique du jour et de confiture pour le petit déj .


On passe le tropique du Capricorne et on fini par arriver à Alice Springs, la grande ville du centre  avec ses 25 000 habitants. On y fait le plein de courses mais on préfère aller passer la nuit dans un petit campement du côté des Western Mac Donnell Ranges. Ca permet à Joel de tester enfin le barbecue à l'australienne et de nous faire déguster une délicieuse pièce de bœuf (dont on rêvait depuis longtemps) avec un bon verre de vin rouge.


Les enfants profitent de la soirée pour tenter la conversation avec les petites australiennes voisines mais ça reste compliqué ...
On apprécie tous d'autant plus le feu de camp que la température fraîchit sérieusement à la nuit tombée à cette latitude !


mardi 9 août 2016

Darwin - Litchfield - Kakadu

5 et 6 août 

Ce matin direction le parc national de Litchfield. Après une petite heure de route on entre dans le parc. Quelques kms à peine après l'entrée du parc on tombe sur des termitières immenses. On arrive même à un site où on se croirai à l'alignement de Karnak : les termitières géantes s'étalent tels des menhirs à perte de  vue !


Depuis  la route on aperçoit régulièrement de la fumée au loin. Chez nous en Provence les feux de forêt on n'aime pas trop ça... En fait ici il s'agit d'une pratique habituelle pour nettoyer la forêt que les Rangers ont repris de la tradition aborigène. C'est assez étonnant de rouler juste à côté ...



On enchaine ensuite les trous d'eau et les chutes où il fait trop bon se rafraîchir. On se croirait dans un décor de cinema tellement c'est beau mais non c'est juste la nature australienne qui est superbe !

Pour finir on arrive au campground des chutes de Wangi. C'est bondé, plus un emplacement de libre ... On est dégoûté car l'endroit est superbe. On finit par négocier le partage d'un emplacement avec un couple de retraités australiens qui viennent passer l'hiver au chaud dans le nord et un couple franco-anglais de Sydney qui fait un tour avant de quitter le pays. On est super content de pouvoir rester là ce soir !

Au coucher du soleil on voit passer d'énormes chauves souris qui partent chasser. Le parc est aussi une belle réserve ornithologique où on peut observer divers rapaces, des ibis et de nombreux aras blancs à crête jaune. Après une saucisse purée du chef Joël on se couche pour une nuit au calme. Au réveil ce sont les petits wallabies qui tournent autour des emplacements ! On se sent bien chanceux d'avoir pu passer la nuit la ...


Le lendemain direction le parc de Kakadu. On s'arrête en route pour l'attraction du coin : le jumping crocodile . Il s'agit d'un tour en bateau sur l'Adélaide River avec des appâts de viande pour faire sauter les crocodiles. Très touristique mais très efficace : plusieurs beaux spécimens de "salties" (crocodile d'eau salée) viennent goûter à ces morceaux de viande facilement gagnés ...



De nombreux rapaces du coin viennent aussi profiter du festin autour du bateau.
C'est aussi l'occasion pour les enfants de se familiariser avec la faune locale ... Nous on n'a pas eu le courage...



Encore un peu de route et après  avoir trouvé un emplacement au camp le plus proche,  on finit la journée par le coucher du soleil depuis le rocher d'Ubirr qui nous offre un panorama magnifique sur la plaine environnante.

 


Un vrai feu de camp et un burger de kangourou et on est prêt pour une nouvelle nuit dans notre van.